09/11/2009

S’habiller responsable (suite...)

2. Les fibres textiles

Attention aux raccourcis ! Naturel ne veut pas dire écologique, et à l’inverse, chimique n’est pas forcément

synonyme de pollution.

Exemples :

- Le coton est une fibre naturelle végétale dont la production d’1 kg nécessite 75 g de pesticides, 2 kg

d’engrais chimiques et entre 7 000 et 29 000 litres d’eau.

- Le lyocell est une fibre chimique artificielle biodégradable fabriquée à partir d’un mélange de pulpe de

bois. Sa production utilise un solvant organique non toxique recyclable et récupérable à plus de 99,5%.

Privilégiez les fibres naturelles issues de l’agriculture biologique, qui garantissent l’absence de pesticides et la

gestion des ressources. Les fibres naturelles présentent l’avantage d’être plus résistantes que les fibres

chimiques. Pour les vêtements composés de tissus techniques, privilégiez les fibres artificielles (à base de

bois, de chanvre, de lin...) aux fibres synthétiques, issues de la pétrochimie.

3. Conditions de travail des salariés de la filière

Produire des vêtements à bas prix a un coût social important. Pour les pays du nord, produire moins cher

signifie délocaliser la production et de nombreux emplois disparaissent. Pour les pays du sud, produire moins

cher et rester compétitif signifie rogner sur les conditions de travail des salariés de la filière : salaires de

misère, heures supplémentaires non payées obligatoires, exposition aux produits toxiques, travail des

enfants…

Alors comment choisir des vêtements éthiques ? Il existe des labels qui garantissent le respect des droits de

l’homme et des règles de l’Organisation Internationale du Travail (voir plus loin « Les labels »).

4. Teintures et traitements

Après culture, les fibres textiles passent par de nombreux traitements. Cette étape s’appelle l’ennoblissement

et donne aux fibres certaines caractéristiques. Traitement « anti-froissage » à base de résines synthétiques

contenant du formaldéhyde, traitement « anti-tache » à base de résines fluorées, aspect soyeux obtenu grâce

à la soude caustique, sans compter les milliers de colorants utilisés pour les teintures et contenant des

allergènes et des métaux lourds… Autant de produits nocifs pour l’environnement et la santé des ouvriers et

des consommateurs. Là encore, il existe des labels qui vous aideront à choisir des vêtements sains (voir

tableau ci-joint).

5. Entretien

L’étape la plus polluante de la vie d’un vêtement est… son utilisation ! Voici donc quelques gestes simples

qui réduiront son impact sur l’environnement, et vous feront faire des économies :

- porter les vêtements plusieurs fois avant de les laver ;

- laver à froid en utilisant le cycle court de la machine ;

- utiliser des lessives écologiques ou concentrées en faisant attention au dosage (les dosages indiqués sur

l’emballage sont souvent surévalués) ;

- préférer le séchage à l’air libre plutôt qu’en machine ;

- ne repasser que si nécessaire.

Si vous devez avoir recours au nettoyage à sec, il existe des teintureries écologiques. Le perchloréthylène,

solvant utilisé dans les teintureries classiques, est toxique pour l’environnement et la santé. Si vous ne

trouvez pas de teintureries écologiques à proximité de chez vous, aérez vos vêtements de retour du pressing.

6. Les labels

Le choix de ses vêtements n’étant pas simple, des labels peuvent garantir la durabilité du mode de culture,

l’innocuité des traitements et teintures, et les conditions de travail décentes des salariés de la filière. En

l’absence de certification, les termes « équitable », « éthique » ou « responsable » sont des arguments de

vente comme les autres. N’hésitez pas à poser des questions aux vendeurs ou au siège social de la marque.

 

Certains sites internet spécialisés vous proposent également des produits alternatifs :

 

www.ideocollection.com

www.ethosbio.net

www.ekyog.com

www.jaeladesailes.com

www.les-racines-du-ciel.com

www.g98.fr

www.laqueueduchat.com

 

pour un maximun d'info vous pouvez aller sur le site : www.prioriterre.org

 

 

06:50 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

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